Dans le cadre de son Plan Vélo 2019-2026, l’Agglo aménage des voies vertes, dédiées aux piétons et aux cyclistes. Elles offrent des itinéraires continus, sécurisés et agréables le long de la Seine, valorisent notre patrimoine paysager et encouragent des modes de déplacement plus durables.
L’aménagement de la voie verte de Bezons est achevée, tandis que celle du Mesnil-le-Roi est en cours (tranche 1 réalisée). Les informations présentées sur cette page seront mises à jour au fil de l’avancement des travaux.

Objectif de cette voie verte de 2 km réalisée par l’Agglo sur les berges de Seine à Bezons, de la passerelle Eole jusqu’au pont de Bezons : poursuivre la réalisation d’une continuité cyclable sur les bords de Seine du territoire, dans le cadre du Plan Vélo 2019-2026.
La voie verte a été inaugurée le 27 juin 2025 en présence de Pierre Fond, Président de la CASGBS, Nessrine Menhaouara, Pierre Bédier, président du département des Yvelines, Jean-Roger Davin, conseiller régional d’Île-de-France, vice-président de la CASGBS, Noéllie Plelan, conseillère départementale du Val d’Oise en charge du Plan vélo, Jacques Myard, vice-président de la CASGBS en charge de l’aménagement et de nombreux élus.
Relier les mobilités douces du territoire
À Bezons, l’Agglo a réalisé plus de deux kilomètres de piste partagée piétons-cyclistes et d’aménagements paysagers, dans le cadre du Plan Vélo 2019-2026. La voie verte est également inscrite aux Schémas Directeurs Véloroutes Voies Vertes (SDVVV) des départements des Yvelines et du Val d’Oise.
L’aménagement suit le tracé du chemin de halage avec, côté Carrières-sur-Seine, une unique voie verte pour toutes les mobilités douces au cœur du milieu naturel existant, puis à proximité du pont de Bezons, une séparation des cheminements piétons et cyclistes en deux pistes distinctes.
Cette voie verte permettra, à terme, de relier les pistes cyclables de la passerelle Eole en direction de Nanterre et La Défense, d’une part (lire encadré ci-dessous), et du pont de Bezons, d’autre part.

Je suis très heureux de ce partenariat technique et financier avec la Région, les départements et la commune » a souligné Pierre Fond lors de l’inauguration, rappelant l’importance pour nos communes de ce fleuve qui, « jusqu’au lendemain de la 2nde guerre mondiale, accueillait encore de nombreuses activités industrielles comme de loisirs. Cet aménagement nous permet aujourd’hui de nous retourner vers la Seine, de renouer avec elle sous de nouvelles formes sans renier notre histoire locale.
Un projet respectueux de son propre environnement
À l’image de ceux réalisés au Mesnil-le-Roi, l’Agglo a envisagé les aménagements paysagers qui accompagnent la voie verte dans le respect du milieu naturel en place, avec des plantations majoritairement locales et des surfaces minéralisées restreintes au strict minimum.
Elle a préservé les espaces végétalisés existants, les a nettoyés et mis en valeur par une petite clôture en bois assurant le respect des lieux. Les zones humides répertoriées ont été préservées de tout aménagement. Les revêtements de sols, perméables, ont été choisis dans des teintes couleur sable pour se fondre dans le paysage et dans une matière portante permettant l’accès des pompiers. Des habitats propices à la faune existante ont été parsemés tout au long du parcours : andains à reptiles, gabions en pierre calcaire, hôtels à insectes et autres nichoirs qui contribuent à maintenir la biodiversité dans cet espace rendu aux circulations douces.
Afin de concilier sécurité des usagers et respect de la faune et la flore, l’Agglo a conçu un parcours doté d’un éclairage intelligent (système de détection avec augmentation et diminution progressives de l’intensité) et de caméras de vidéosurveillance.


Une connexion avec la gare de Houilles/ Carrières-sur-Seine
Dans la continuité de la passerelle Eole, l’Agglo a aménagé une liaison cyclable à double sens de 1,2 km entre la passerelle Eole et la gare de Houilles/Carrières-sur-Seine. Son itinéraire, qui s’inscrit dans le cadre du Plan Vélo de l’Agglo et du Réseau Vélo Île-de-France (VIF), croise celui de la voie verte des berges de Bezons.
Qu’est-ce que le VIF ?
Anciennement RER-Vélo, le réseau Vélo Île-de-France (VIF) est un réseau de voies cyclables financé par la Région, qui permettra à terme de rejoindre Paris de tous côtés. Un total de 11 itinéraires de 750 km au total est prévu entre 2025 et 2030.
Le tracé de la piste cyclable qui reliera la gare de Houilles/Carrières et la passerelle Eole se situe sur la ligne v4 du réseau VIF, allant de Cergy-Pontoise à Marne-la-Vallée Chessy en passant par Paris.
Entre nature et ville, une promenade sur le Chemin des Impressionnistes
La voie verte s’étend des berges bucoliques de Carrières-sur-Seine en aval aux berges plus urbanisées du pont de Bezons en amont, au fil de plusieurs séquences :
- La première séquence autour de la passerelle Eole est centrée sur la thématique de la nature, sa préservation et sa compréhension, avec des gîtes à chauve-souris et des nichoirs à mésanges qui viennent valoriser ces espèces protégées. Dans cette séquence propice à la promenade, le cheminement contourne scrupuleusement les zones humides existantes. Une noue plantée a été aménagée entre le cheminement et la Seine, afin de réguler l’écoulement des eaux pluviales vers le fleuve (lire encadré ci-dessous).
- En poursuivant son chemin vers l’accès rue des Carrossiers, on accède à une partie du parcours dédiée à la contemplation et la méditation avec la présence d’un parcours bien-être agrémenté de trois pontons. Les promeneurs peuvent s’approcher des rameaux d’un majestueux platane, se relaxer sur une méridienne ou des sièges tournés vers la Seine et écouter la nature dans un cylindre en bois qui en amplifie les sons.
- Le dernier secteur, accessible depuis la rue de la Pâture et situé dans le prolongement du parc Nelson Mandela, offre un parcours sportif et des espaces de détente. Autour du pont de Bezons, des retenues de terre en gabions viennent créer un amphithéâtre de verdure avec de larges gradins face à la Seine.
Et tout au long du parcours, dans le cadre du Chemin des Impressionnistes imaginé par l’Office de tourisme intercommunal Saint Germain Boucles de Seine sur le territoire, trois reproductions de tableaux pourront être admirées le long du parcours : « Le pont à Bezons » de Maurice de Vlaminck, « La Seine à Bezons » et « Les îles vierges à Bezons » de Charles-François Daubigny.
Mieux gérer l’eau de pluie grâce aux noues
En accord avec les objectifs de son Plan Climat, l’Agglo a conçu sur la voie verte un aménagement qui limite l’imperméabilisation des sols et qui préserve la qualité de l’eau de la Seine. Elle a ainsi créé une noue plantée entre le cheminement et le fleuve, afin de compenser la légère augmentation du volume de stockage des eaux pluviales (estimée à environ 20 m³) induite par l’utilisation d’un revêtement semi-perméable et résistant aux crues sur la piste cyclable, nécessaire pour en assurer la durabilité.
Cette noue, d’un volume total de 176 m³ – bien supérieur aux besoins – permet de diminuer les écoulements vers la Seine y compris en période de crue, et de réduire la pollution des sols en jouant un rôle de filtre naturel et en facilitant la dégradation des polluants.
Qu’est-ce qu’une noue ?
Une noue est un fossé peu profond et large, végétalisé avec des rives en pente douce, qui recueille temporairement les eaux de ruissellement pour favoriser leur infiltration ou leur évaporation naturelle.
La voie verte en chiffres-clés
En italique : référencés avant les aménagements
>2 kms aménagés
>930 m² d’espèces invasives nettoyés
>52 arbres plantés : 7 pommiers sauvages, 4 néfliers, 9 merisiers à fleurs doubles, 7 cerisiers Sainte-Lucie, 4 alisiers blancs, 5 alisiers de Suède, 5 aulnes glutineux, 5 charmes, 1 sureau, 5 arbres de Judée
>12 arbres retirés dont 3 morts, 2 dangereux et 7 jeunes et communs
>6 000 m² de massifs plantés
>176 m3 de noues créées, permettant l’infiltration dans le sol des eaux pluviales
>135 essences d’arbres dont 2 spécimens remarquables
>28 essences de buissons et arbustes
>72 espèces faunistiques spécifiques à la région ou protégées
>2 pontons réaménagés et 2 créés
>60 éléments de mobilier urbain installés : bancs, arceaux vélo, agrès sportifs, poubelles…
>128 mâts d’éclairage intelligent implantés, soit un mât tous les 18 m environ
>7 caméras de vidéosurveillance
>18 péniches raccordées à l’eau et 21 à l’électricité
Calendrier
Travaux réalisés de juin 2024 à juin 2025.
Montant global des travaux : 4,4 M€ TTC
Financés par la CASGBS (63 %) avec la participation de la Région Île-de-France (15 %), des Départements des Yvelines (14 %) et du Val d’Oise (6 %) et de la Ville de Bezons (6 %).
Un aménagement construit en concertation
▪ 15 juin 2023 : présentation en mairie, avec divers partenaires bezonnais du projet et notamment : associations vélos, environnement, et habitants des péniches
▪ 8 juillet 2023 : matinée de présentation du projet ouverte à tous
▪ 5 décembre 2023 : non-opposition au projet de la part du Préfet du Val-d’Oise
▪ 8 avril 2025 : présentation des travaux aux associations
L’aménagement d’une voie verte sur les berges de Seine au Mesnil-le-Roi s’inscrit dans le cadre du Plan Vélo 2019-2026 et vise à améliorer et sécuriser les aménagements existants et à réduire les discontinuités cyclables. Destiné aux cyclistes, son objectif est également de permettre aux promeneurs de se réapproprier les berges pour (re)découvrir la Seine, apprécier les paysages agricoles et forestiers, profiter des vues paysagères sur la Terrasse de Saint-Germain.



Le projet d’aménagement concerne le déploiement d’une voie verte sur 4,4 km de linéaire de la commune. Avec un budget de 5 M€ et financée à hauteur de 30 % par la CASGBS, 70 % par le Département des Yvelines, la Région Île-de-France et l’État, avec une participation de la Ville, cette voie verte entre Maisons-Laffitte et Le Pecq permet de raccorder les berges au réseau cyclable déjà déployé alentour et aux pôles de loisirs existants (pumptrack, parc Corbière, forêts…).
Déclinée en deux phases, la première tranche de la voie verte a été livrée à l’été 2023. Son déploiement total est à poursuivre.
Ces aménagements permettent de répondre à ces 4 objectifs :
- Favoriser les mobilités douces : en facilitant les pratiques déjà existantes, par le renforcement du maillage et sa sécurisation.
- Donner de l’attractivité à la ville : développement du tourisme vert (naturel et sportif).
- Valoriser le paysage des bords de Seine : ambiances paysagères, vues, ouvertures sur la Seine…
- Mettre en lien : connexion avec les communes du Pecq et de Maisons-Laffitte.
Le point fort du projet : préserver le caractère naturel de ce réservoir de biodiversité
Se réapproprier les berges de Seine pour y réaliser un aménagement cyclable suppose d’intervenir avec précaution, afin de préserver les milieux naturels et la faune locale. Le projet a été l’occasion d’améliorer les qualités paysagères et écologiques de plusieurs secteurs altérés par des décennies de décharges sauvages et de stockage de gravats. Aux abords de la voie verte, cela s’est traduit par la création d’un réseau de petites mares forestières, la préservation des niches écologiques abritant de nombreuses espèces animales et végétales, l’aménagement de zones humides à vocation pédagogique, le renforcement des continuités écologiques… Ces actions permettent de donner aux milieux naturels du Mesnil-le-Roi leur juste place sur ce parcours en mettant la nature et le fleuve à la portée de tous.
Ainsi, 6 actions fortes pour l’environnement ont été mises en place sur les berges de Seine :
- Faciliter les déplacements à vélo
- Renforcer les continuités écologiques
- Créer des zones humides
- Préserver les habitats de la faune
- Requalifier les secteurs altérés
- Valoriser les terres végétales du site
Le contexte écologique
L’aire du projet traverse une ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique) de type 1, « les Prés du Marais et le Clos de la Salle », divisée en deux territoires distincts. Cette ZNIEFF abrite des espèces déterminantes, inféodées à des zones humides et des boisements : le Triton crêté (Triturus cristatus), l’Aeschne velue (une Libellule, Brachytron pratense), et un Carabe, l’Elaphre uligineux (Elaphrus uliginosus).
Cette ZNIEFF est également à moins de 5 km de la ZNIEFF de type 2 « Forêt de Saint-Germain-en-Laye ». La topographie et l’urbanisation forment une barrière écologique, et les milieux (forestier d’un côté, berge de fleuve et champs agricoles de l’autre) n’accueillent pas les mêmes espèces.
L’aire du projet longe la Seine et est bordée d’une portion de boisement à caractère humide, de champs de maraîchage et de quelques jardins potagers individuels clôturés.
Le boisement abrite une grande quantité d’arbres dépérissants de gros diamètre et d’arbres comportant des cavités, intéressants pour la biodiversité (présence de nombreuses traces d’insectes xylophages, de trous de pics et autres cavités).
Un théâtre de verdure sur une Seine ouverte
Sur ces larges gradins agrémentés de pelouses ouvertes dédiées aux jeux, aménagées de grands transats propices à la pause, posez les vélos et prenez un moment pour contempler la Seine ou lire au soleil.

Les chiffres clés
- 4,4 km de voie verte longeant la Seine
- 5 000 m3 de déchets triés : 2 900 m3 valorisés sur le site et 2 100 m3 évacués en décharge
- 72 espèces faunistiques patrimoniales ou protégées sur site
- 1 068 arbres et arbustes plantés
- 5 M€ : le coût de la voie verte, financée par la CASGBS, l’État, la Région, le Département des Yvelines et la Ville du Mesnil-le-Roi
Un chantier exemplaire
- Un projet suivi par un écologue
- Des travaux effectués dans le respect des cycles biologiques de la faune et de la flore
- Des zones de refuges créées pour préserver les espèces durant les travaux
- Un choix d’espèces endémiques pour les plantations
- Un traitement spécifique des espèces exotiques envahissantes
- Une exigence résolument qualitative dans le choix de matériaux durables : pavés enherbés, béton stabilisé drainant…
- Une valorisation des cavités, grumes : les grumes issues des abattages ont été maintenues dans le boisement afin de fournir des sources de nourriture et des gîtes à la biodiversité
Les partenaires du projet
Maître d’œuvre :
Paysagiste concepteur : Opus Urbain
VRD et hydraulique : SEPHIA
Écologue : Écosphère
Voiries et réseaux divers : EUROVIA
Espaces verts : ABC Jardins
Pontons et passerelles : ECMB
Génie écologique : Nature Environnement Terrassement
Des buttes végétalisées
La topographie du milieu a été modulée pour former des buttes végétalisées. Ces buttes renforcent la qualité paysagère du milieu et jouent également un rôle d’habitat pour la faune et la flore locale. Une attention particulière a été portée sur le choix des espèces plantées : toutes les plantes sont des espèces endémiques.
Iris des marais
Une mare pédagogique
Pourquoi la mare a-t-elle cette forme ?
La création de cette mare renforce la présence de zones humides sur les berges de Seine. Les dimensions, la forme et l’inclinaison des berges de cette mare à vocation pédagogique ont été réfléchies de manière à favoriser l’accueil de la faune et de la flore. La mare a d’abord été débroussaillée et désenvasée afin d’ouvrir le milieu. Les contours sinueux de la mare permettent d’augmenter la surface de contact milieu aquatique/milieu terrestre et de favoriser la diversité biologique. Ses pentes ont été adoucies selon les endroits afin de favoriser l’installation de la végétation aquatique et semi‐aquatique qui est privilégiée par une fluctuation du niveau d’eau entraînant une exondation partielle des berges en été (passage d’une partie des berges hors d’eau).
Cette mare permet aux petits et plus grands de découvrir la nature en milieu humide. Elle a été aménagée en cohérence avec la flore environnante, adaptée aux insectes et oiseaux locaux. N’ont été utilisés que des végétaux d’espèces endémiques c’est-à-dire déjà naturellement présentes en bord de Seine. C’est un véritable lieu de reproduction et de repos pour les oiseaux, les grenouilles mais aussi les libellules.

Comment la mare est-elle est alimentée ?
Cette mare n’est pas connectée à la nappe de la Seine et est uniquement alimentée par les eaux de pluie. Les plantes qui ont été plantées sont donc adaptées aux variations d’eau.
Qu’il y avait-il avant ?
Avant d’accueillir cette mare, le site accueillait des tonnes de déchets divers (essentiellement des déchets verts : produits de taille, feuilles mortes, terreaux et composts, remblais…) déposés sur une ancienne dalle béton, vestige d’une ancienne occupation à caractère industrielle. Le sol a été désimperméabilisé et les déchets triés.
Un réservoir de biodiversité…
Des plantes indigènes (plantes originaires du territoire), telles que la laîche des rives ou la lysimaque commune y ont été plantées dans le but de favoriser l’accueil de la faune locale. Ces végétaux sont des supports de reproduction et de repos pour l’avifaune (oiseaux) nicheuse, migratrice et qui hiverne ainsi que pour les odonates (libellules et demoiselles) ou encore les amphibiens (grenouilles…).






Hibernaculums
Trois hibernaculums sont désormais à disposition de la faune du site. Le premier est situé à côté de la mare pédagogique et les autres sont près de la première mare forestière et du bras mort. Les hibernaculums sont des zones de refuge pour la petite faune (reptiles et amphibiens) et les insectes. Il s’agit d’un empilement de matériaux inertes et grossiers (recyclés du chantier) afin que les interstices et les cavités servent de gîte pour la faune. Ces refuges représentent un lieu idéal à l’abri du gel pour que la petite faune passe l’hiver. Il représente également un espace de thermorégulation pour les reptiles mais constitue également une ressource en nourriture. Ces habitats particuliers ont donc une grande importance pour la biologie de conservation et la sauvegarde de nombreuses espèces menacées.
Un cercle vertueux
Dans une démarche de réutilisation des matériaux, les matériaux terre et bois (issue des coupes des ligneux du bras mort par exemple) utilisés pour construire les zones refuges proviennent du site. Les matériaux pierreux, s’ils ne sont pas disponibles sur site ont été importés d’une carrière, de préférence à proximité du chantier.
Ils sont au nombre de 3 sur le parcours : partez à leur recherche !



Mares forestières

A l’image de la mare pédagogique, ces zones humides sont l’habitat de nombreuses espèces floristiques et faunistiques. Comme la mare pédagogique, les mares forestières sont en eau temporairement. En effet, le remplissage est dépendant des précipitations, et participent à la gestion des eaux pluviales du site. Elles jouent également un rôle écologique. Les deux mares forestières ont la fonction de corridor en pas japonais. Elles permettent de relier les différents milieux humides du site (mare pédagogique, mares forestières, bras mort) et ainsi de renforcer la Trame verte et bleue.
Qu’est-ce que la Trame verte et bleue ?
C’est l’ensemble des continuités écologiques identifiées dans les documents de planification de l’Etat, des collectivités territoriales et de leurs groupements. La Trame verte et bleue contribue à l’amélioration de l’état de conservation des habitats naturels et des espèces et au bon état écologique des masses d’eau. Elle s’applique à l’ensemble du territoire national à l’exception du milieu marin.
Les cours d’eau constituent à la fois des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques.
Les zones humides constituent des réservoirs biodiversité et/ou des corridors écologiques.
Les couvertures végétales permanentes le long des cours d’eau constituent des corridors écologiques. [Source : Centre de ressources pour la mise en œuvre de la Trame verte et bleue. https://www.trameverteetbleue.fr/ ]
Le saviez-vous ?
Afin d’imperméabiliser les mares forestières, dans une démarche circulaire, des argiles issues du bras mort ont été réutilisées. Les argiles ont des propriétés imperméabilisantes. Elles absorbent un certain volume d’eau et, une fois saturées, elles ne laissent plus passer le liquide qui reste en surface.
Pourquoi laisser cet arbre mort ?
Le tronc d’arbre en cours de décomposition est une véritable source de biodiversité. En effet, un arbre mort sert d’habitat et de nourriture à de nombreuses espèces animales et végétales, dont certaines sont essentielles au processus de décomposition et d’humification (fabrication d’humus) de l’arbre et des branches tombées à terre. Indispensable à la vie de ces espèces, l’arbre mort favorise le maintien de la biodiversité. Des espèces animales (insectes, oiseaux, mammifères, batraciens, reptiles) utilisent les arbres morts pour se réfugier, nicher ou encore stocker leur nourriture. Certaines espèces végétales (champignons, mousses, lichens) y trouvent un milieu de développement favorable.

Bancs en tronc

Les coupes des arbres nécessaires à la réalisation des cheminements ont été réutilisées sur le projet. Plusieurs troncs d’arbres servent maintenant de banc : économique et écologique ! Parfait pour admirer la mare forestière et le bras mort !
Bras mort
Qu’est-ce qu’un bras mort ?
Un bras mort est un vestige d’un ancien méandre d’un fleuve. Aujourd’hui, ce bras mort est temporairement en eau lors des périodes pluvieuses.
Le bras mort a été approfondi (création d’une série de points bas directement dans l’argile) et méandré. Une série de ligneux a été plantée, enrichissant ainsi ce site. Ces travaux ont permis d’accroitre la diversité et la qualité des milieux associés et d’améliorer son rôle de corridor biologique.
Les bras morts sont des milieux généralement riches en biodiversité ou à forte productivité biologique qui contribuent à enrichir les écosystèmes fluviaux. Ils peuvent jouer le rôle de gué (endroit d’une rivière où l’on peut traverser à pied) pour les espèces de zones humides, dans un réseau écologique local et global (pour les oiseaux d’eau migrateurs notamment). Ce sont souvent des réservoirs d’espèces pionnières.

Arbres à cavité

Le boisement est d’ores et déjà riche en chablis (arbre déraciné) et en chandelle (arbre mort encore sur pied) qui présentent de nombreuses cavités.
Mais à quoi servent ces cavités ?
Les cavités des arbres sont utilisées comme habitat par de nombreuses espèces d’oiseaux (mésanges, sitelles, gobe-mouches, rouges-queues, chouettes, pics verts, épeiches, épeichettes, moineaux, étourneaux, choucas…), de mammifères (chauves-souris, noctules, murins, lérots, loirs…) ou d’insectes utilisent les cavités des arbres comme habitat. Ces arbres peuvent également être la source de nourriture pour les espèces xylophages.
Mesures de préservation
Certains sujets ont été abattus ou élagués pour des raisons phytosanitaires et de mise en sécurité. Toutefois, avant toute intervention, une vérification des cavités en hauteur a été effectuée par un écologue. En cas d’abattage, les tronçons comportant des cavités ont été coupés et accompagnés doucement au sol. Afin que les éventuels habitants des cavités puissent s’échapper, les cavités ont été maintenues au sol pendant 48h, en direction du ciel, le tout sous la supervision d’un écologue.
Le petit + :
Les interventions sur les arbres à cavités ont été adaptées aux cycles biologiques des espèces. Les interventions ont été réalisées lorsqu’elles impactaient le moins les espèces potentiellement présentes sur les sujets. Le tracé du cheminement a été adapté afin de préserver au mieux ces individus.
Parcours sportif : à vos marques, prêts, partez !
Pour les plus téméraires, au cœur du petit bois que l’on traverse avant de retrouver la Voie verte : 11 agrès sportifs ont été implantés pour se dépenser au rythme du tambourinage du pic épeiche, tout en profitant d’un cadre naturel.
Sur chaque agrès, un QR Code permet d’accéder à un tuto vidéo : chiche !

Trois bélvedères
Ces larges pontons de bois sécurisés aménagés tout le long de la Voie verte vous offrent 3 points de vue différents sur la Seine, ses berges et le Parc Départemental de la Boucle de Montesson. Comparez les panoramas, regardez passer les péniches, profitez des transats mis à disposition pour vous détendre.
Avant d’y accueillir des belvédères, la berge était fortement érodée. Elle était composée d’une plage de dépôts alluvionnaires (dépôts de sable, argiles, galets, limons, graviers transportés par l’eau) stabilisé par un rideau de palplanches avec quelques ligneux (arbres) qui s’y développaient. En arrière le talus était fortement érodé menaçant la pérennité du chemin en contre-haut. La berge a donc été renforcée par des techniques de génie végétal.
Toujours dans une démarche de réutilisation de matériaux locaux, les déblais argilo-limoneux de la mare ont été utilisés pour la préparation du fond de forme de l’aménagement de la berge. Les travaux ont permis d’adoucir la pente du bas de berge afin de la végétaliser avec des plantations d’hélophytes et arbustives permettant une diversification des milieux au sein de la berge tout en améliorant l’aspect esthétiques et paysager de celle‐ci.
Pour votre sécurité, la baignade et le plongeon sont interdits.



Des revêtements esthétiques et utiles
Des pavés enherbés font office de support pour les bancs. En plus de leur aspect esthétique, ces pavés permettent à l’eau de continuer de s’infiltrer. Le béton stabilisé drainant utilisé pour la réalisation de la voie verte, n’est pas imperméable et ne constitue pas une barrière à l’infiltration des eaux pluviales.

La noue
Afin d’améliorer les continuités écologiques et les réseaux de zones humides, une noue sera aménagée lors de la tranche 2 entre la voie verte et les parcelles agricoles. Une noue est un fossé peu profond et large, végétalisé avec des rives en pentes douces. La création de cette noue vise à répondre à plusieurs objectifs :
- Stocker temporairement les eaux de ruissellement issues des terres maraîchères et, si l’aménagement le permet, de celles issues de la piste cyclable. De façon générale, ce dispositif permet d’éviter l’érosion des sols en temporisant les fortes pluies.
- Épurer les eaux chargées en éléments nutritifs et en sédiments par décantation et amélioration de leur qualité avant leur rejet dans la Seine ou leur infiltration dans la nappe ;
- Renforcer la biodiversité, notamment en offrant aux espèces un corridor végétalisé et humide de déplacement leur permettant de traverser ou longer plus facilement les zones cultivées, qui sont une barrière biologique pour les espèces les plus petites et les moins mobiles.