Trucs et astuces

Vous animez un site de compostage partagé au sein de votre résidence ? L’Agglo est à vos côtés pour vous faciliter le quotidien et vous aider à entretenir l’attractivité de votre site et plus globalement, à réussir ce projet écologique et solidaire.

1/ Signaler votre site de compostage partagé ? C’est essentiel et… obligatoire * !

Nous savons qu’il n’est pas toujours simple d’installer le panneau signalétique d’information générale. Cependant, il est essentiel car il permet d’informer efficacement les volontaires. Dans le cas où vous ne pouvez le fixer sur un mur ou une grille… consultez notre tuto pour le fixer sur vos bacs ! Inspiré d’un cas existant dans une résidence (merci au référent qui se reconnaîtra !)…
Pas d’inquiétude pour certaines résidences qui peuvent avoir l’ancienne version du panneau (fond vert) : les informations sont toujours d’actualité !

* Selon la Circulaire du 13 décembre 2012 relative aux règles de fonctionnement des installations de compostage de proximité.

2/ Utiliser un panneau Velleda®

Vous allez pouvoir y noter toutes les informations utiles aux usages du site, comme les étapes en cours (prochain retournement, apport de matières sèches, aération…). On peut aussi y annoncer des rendez-vous comme des Cafés Compost, ateliers de sensibilisation et autres animations conviviales autour du site. De même, on y signale tout problème rencontré : présence de matières non tolérées dans le composteur, apparition d’un rongeur à proximité… C’est un outil de communication efficace et qui crée du lien entre les usagers de la résidence et les référents.

3/ Créer une adresse mail spécifique au site de compostage partagé

Tout comme le panneau Velleda®, créer une adresse mail spécifique au projet de compostage est très utile pour échanger et communiquer auprès des usagers du site. En cas de questions, chacun peut envoyer un message et recevoir une réponse très vite de la part des référents.

4/ Privilégier une fourche-bêche

Si vous n’en avez pas encore, c’est le moment d’investir dans une fourche-bêche ! Elle permet sans gros efforts le mélange des déchets ménagers (le « vert ») avec des broyats – feuilles mortes – paille – carton (le « brun ») afin d’obtenir un équilibre optimum. Idéale pour soulever, retourner et disperser du compost, c’est un outil qui contribue à son aération.

5/ Miser sur le Brass’Compost

Il s’agit d’un mélangeur de compost ingénieux, conçu pour faciliter et accélérer le processus de décomposition des déchets organiques. Avec sa forme en tire-bouchon, il aide à entretenir son compost tout en protégeant son dos et en accélérant le processus de décomposition, évitant ainsi tout pourrissement ou mauvaises odeurs liées à un manque d’aération. Le Brass’Compost permet de brasser, remuer, mélanger, aérer, retourner et en plus, c’est un outil fabriqué en France et solidaire (assemblage en Bretagne et dans un ESAT**). Cocorico !

**Établissements ou Services d’Aide par le Travail

6/ Prévoir un point annuel en Assemblée Générale pour votre site de compostage

Une fois par an, faire mettre à l’ordre du jour de l’AG de votre copropriété un point relatif au site permet d’informer et d’évoquer la vie de celui-ci (qui sont les référents, comment participer, combien de matières compostées, combien de participants…), d’inviter les curieux à une visite de découverte, de mobiliser de nouveaux référents…

Évidemment, quand on sait que près de 600 000 tonnes de litière sont utilisées en France chaque année, on se dit notre chat laisse une empreinte écologique non négligeable et que composter sa litière serait un geste bénéfique pour la planète. C’est pourtant ce qu’il ne faut surtout pas faire et on vous dit pourquoi !

Je suis propriétaire d’un chat

En raison des micro-organismes pathogènes et des parasites contenus dans les déjections félines, il n’est pas question de faire de la litière de votre chat du compost d’engrais pour vos fruits, légumes et aromates. Vous risqueriez de les contaminer et de vous mettre en danger par la même occasion. Pour s’assurer de la destruction de ces germes, il faudrait faire monter en température votre compost au-delà de 50°C. Une longue décomposition de deux ans permettrait aussi de détruire la plupart des pathogènes et parasites contenus dans les excréments. Une pratique beaucoup trop contraignante et dont le résultat n’est pas garanti….

Composée d’argile ou de cristaux de silice, la litière minérale absorbe souvent parfaitement les odeurs. En revanche, elle contient des produits chimiques et ne peut donc pas être recyclée ni compostée. Il en est de même pour les litières à base de sable. Certes fabriquées à partir de matériaux tels que le pin, le blé, le maïs ou le papier recyclé, les litières végétales se décomposent plus facilement mais restent un mélange de déjections (parfois mêlées à un parfum de synthèse) qu’on ne mettra pas au compost !

Autre point important : si votre compagnon à quatre pattes suit un traitement quelconque, composter sa litière représente un danger supplémentaire. Les composants chimiques se retrouvent en effet dans la litière et sont nocifs pour la planète.

Mon animal de compagnie est herbivore 

Vous avez un lapin, un cochon d’Inde ou un chinchilla ? Ce sont des herbivores, ils se nourrissent donc uniquement de végétaux et leur litière est essentiellement composée de foin ou de sciure, des matières qui peuvent se mélanger à un compost classique de déchets ménagers, type épluchures de fruits et légumes. La litière en papier est une autre option qui peut être compostée. Seule condition : qu’elle soit réalisée à partir de papier recyclé non blanchi et sans additifs.

La poule, trop cool… pour le compost !

Vous avez un poulailler ? Sachez que la fiente de poule est bonne pour le compostage. Il suffit de disposer une large planche recouverte de litière sous le perchoir et d’en récupérer le contenu le plus souvent possible. Ensuite, alternez des couches de déchets verts (type tonte de pelouse, feuilles) et de déchets du poulailler. Pour obtenir un compost équilibré, il faudra faire en sorte qu’il se compose d’à peu près 50 % de matière azotée (fientes et déchets verts) et 50 % de matière carbonée (déchets bruns et litière du poulailler accompagnant les fientes si cette litière est faite de foin, copeaux de bois, paille…).

Vous vous êtes mis au compostage ? C’est une excellente initiative et une bonne nouvelle pour le territoire comme pour la planète. Mais savez-vous qu’il existe des trucs et astuces pour obtenir un compost fin et facilement utilisable ? Le tamis est un outil qui va vous permettre de séparer les parties fines des parties plus grossières (fragments de branches, brindilles, noyaux…) et ainsi d’optimiser les usages de votre compost.

Tamiser, oui mais pourquoi ?

Son rôle consiste tout simplement à passer le compost au travers de mailles pour séparer les éléments fins des éléments grossiers du compost, les premiers se décomposant plus rapidement que les seconds. Une opération d’autant plus nécessaire que votre tas de compost est décomposé depuis un certain temps et que vous y avez ajouté des branchages pour le drainer et l’aérer. Tamiser le compost permet de l’affiner pour une utilisation plus facile. Les éléments fins pourront ainsi alimenter directement les parterres, potagers ou jardinières, les gros, retourner finir leur décomposition dans le tas de compost ou terminer leur maturation au pied d’une haie.

Bien tamiser son compost, mieux amender le sol !

Un compost mûr, rappelons-le, est une solution naturelle et idéale pour amender et enrichir nos sols appauvris, pour développer des cultures potagères, faire pousser des plantes et massifs d’ornement, des arbres fruitiers, nourrir une pelouse, un parterre. Le compost mûr est aussi un excellent engrais pour les jardinières et pots…
Le compost tamisé est utile pour faire un semis. Il peut être étendu sur le carré potager ou directement au jardin. Ensuite, un bon arrosage est nécessaire 2 à 3 semaines plus tard. Une fois les mauvaises herbes sorties, on les retire et on réalise un semis ou un repiquage dans la terre du potager.

Faire son tamis soi-même, un jeu d’enfant ou presque !

Très facilement, on peut obtenir un tamis de récupération en utilisant des cagettes de fruits et légumes en plastique que l’on peut récupérer à la fin des marchés alimentaires.

Il est aussi possible de fabriquer un tamis avec un châssis et du grillage de type cage à poules. On positionne un triangle avec le châssis, on ficelle le grillage au chevalet ou encore plus simplement on pose une simple pièce de grillage inclinée contre un mur. Pour tamiser, on projette le compost à l’aide d’une pelle sur les mailles ajourées, triant ainsi les éléments rapidement.
Il est alors aisé de récupérer les morceaux grossiers qui peuvent être remis au composteur pour terminer leur décomposition et ainsi servir d’activateur pour de nouveaux apports, ou qui peuvent être déposés au pied d’une haie.

Composter est un bel acte pour la planète, pour réduire le volume des déchets et participer à leur valorisation. Un geste simple et accessible à tous, à condition cependant de respecter certaines règles. Du bon respect de celles-ci dépend la réussite de votre compostage et donc, le résultat : du compost ! Focus sur des pratiques qui ont évolué au fil des expériences et de la règlementation.

1/ Je composte ce qui peut se composter

En clair, je mets au compost tous les biodéchets : déchets organiques issus de ressources naturelles végétales ou animales, constitués principalement des déchets de cuisine et des déchets verts du jardin. Ils ont la capacité de se décomposer naturellement.

Parmi ces déchets : tous les fruits et légumes ainsi que leurs épluchures, les trognons et les fanes, les restes d’assiette (crus ou cuits, avec ou sans sauce) dont féculents, viande, poisson, produits laitiers… Ajoutons les noyaux et coques, fleurs coupées et plantes d’intérieur fanées, les sachets de thé, marc de café, les résidus de désherbage, feuilles mortes et aiguilles de pin, branchages (y compris les résineux), paille, foin, litière d’animaux herbivores…

Vous pouvez aussi mettre du papier essuie-tout et des mouchoirs en papier au compost. Les micro-organismes vont permettre à la cellulose qui les compose de se dégrader pour se transformer en compost.

1/ Je prône le 0 gaspi en cuisine et au jardin

Le pain
Si le pain ne se composte pas bien, vous pouvez en revanche tout à fait le réemployer et ainsi le détourner du gaspillage alimentaire : pain perdu, pudding, chapelure à préparer avec les quelques croûtons qui restent : la cuisine des restes, même les grands chefs s’y mettent, de quoi puiser votre inspiration sur leurs sites !

La terre et le terreau
Autres éléments déconseillés dans le composteur : la terre et le terreau, qui ne font que l’encombrer. Ces matières « stériles » (peu de micro-organismes présents) n’apportent rien de particulier au processus de dégradation, alors que le retour au sol de la matière organique compostée fertilise les sols (terre) grâce à ces micro-organismes (vers de terre, insectes, bactéries, champignons…) et aux nutriments présents dans le compost.

La tonte de pelouse
Il est préférable de la faire sécher (en fine couche), de la stocker et de l’utiliser au fur et à mesure comme matière sèche pour équilibrer les apports (déchets humides/déchets secs). Vous pouvez également mulcher votre pelouse en laissant vos tontes de gazon sur place. Votre pelouse sera ainsi fertilisée naturellement et vous n’aurez plus de tonte à ramasser !

Les cendres de bois
Elles se compactent (comme la tonte fraîchement coupée), limitant ainsi les apports en oxygène nécessaires à la vie des micro-organismes du compost. Une odeur nauséabonde (méthane) est caractéristique : quelques coups de fourche et un rééquilibrage des matières permet de remettre tout cela en ordre de marche ! Aussi, vous pouvez les utiliser pour nettoyer la vitre de votre poêle, fabriquer de la lessive, protéger le potager ou comme amendement au jardin (saupoudrage).

Depuis le 1er janvier 2024, toutes les collectivités ont l’obligation de fournir aux citoyens les moyens de trier à la source leurs biodéchets. Parmi ces solutions : le compostage de proximité (individuel et partagé) avec ou sans bio-seau !

Certains d’entre vous n’ayant pas de bio-seau à la maison pensent qu’il est impossible de pratiquer le compostage  : détrompez-vous, il existe plusieurs alternatives au bio-seau.

Pas de bio-seaux mais des idées

Pour remplacer le bio-seau, vous pouvez préférer une boîte en plastique, épaisse et hermétique, que vous allez stocker au frigo et qui s’adapte parfaitement au compostage.

Autre solution : un seau de cinq litres avec un couvercle, dans lequel vous placez un pot de fleurs troué, plus petit. Le pot servira à récolter les déchets. Vous y mettez le couvercle mais sans fermer pour permettre aux déchets de respirer. Dans le fond du seau, vous pouvez même récolter du jus de compost.

Amateur de fromage blanc, régalez-vous sans compter car les seaux de deux kilos sont très pratiques pour le compostage. Là encore, percez des trous dans le couvercle. Les boîtes de conservation type Tupperware ou Curver, les boîtes de lessive en poudre, les seaux à couvercle de récupération type grands contenants pour restauration (moutarde, confiture…) ou animalerie (graines ou boules de graisse pour oiseaux) font aussi l’affaire.

Bon à savoir : si vous avez l’esprit design, optez pour des poubelles à compost en acier !

Quelques trucs pour lutter contre les mauvaises odeurs

Pour éviter les mauvaises odeurs, il vous suffit d’ajouter ponctuellement de la matière carbonée au fond de la boîte pour équilibrer les dépôts, par exemple du marc de café ou du thé, rouleau d’essuie-tout, boîte à œufs, feuilles mortes… Et une fois la boîte vidée, garnissez à nouveau le fond avec un peu de matière sèche avant de placer vos déchets humides. Une astuce qui permet d’initier le processus de compostage dès les premiers dépôts dans le bio-seau.

Et puis qu’on se le dise, dans une poubelle classique qui accueille tous types de déchets, les mauvaises odeurs sont légion : les biodéchets y fermentent aussi !

Et pour les mouchettes ?

Les mouches et moucherons sont attirés par l’humidité. Mettre un couvercle sur votre boîte est une première solution pour les contenir lorsqu’ils sont présents. Autre bonne idée : aller plus régulièrement vider votre boîte. Les températures grimpent ? Alors, on évite aussi de laisser son bio-seau maison au soleil ! Certains usagers confirment aussi que laisser de la sauce ou des déchets sucrés (fruits) dans le bio-seau attire les mouchettes. Dernier petit geste qui produit ses effets : nettoyer régulièrement la boîte à déchets avec du liquide vaisselle mais aussi du vinaigre blanc, un répulsif naturel.

Moralité : le compostage à la maison reste plus que jamais à la portée de tous, que l’on ait un bio-seau ou pas. Composter n’est pas une affaire de moyens mais bel et bien un état d’esprit, un réflexe écocitoyen qui repose justement sur toutes ces astuces à partager entre pros ou débutants dans le compostage !

Vous vous êtes lancés depuis quelque temps maintenant dans l’aventure du compostage et voilà que vous venez de récolter votre premier compost. Comme beaucoup, vous vous interrogez sur la meilleure façon de l’utiliser dans votre jardin.

Plantes en pot, légumes du potager, massifs fleuris, arbres fruitiers, arbustes, gazon : toutes les plantations peuvent bénéficier des apports nutritifs du compost. Et comme il permet aussi d’améliorer durablement le sol, vous pouvez l’utiliser dès qu’il est prêt ! Seulement, avant de vous servir du compost au jardin, quelques règles s’imposent.

1 – Je tamise mon compost

Comme souvent, le compost contient des éléments plus grossiers qui mettent plus de temps à se décomposer (morceaux de bois, noyaux, coques de noix et de noisettes). Alors, quand vous avez envie de l’utiliser, il convient de le tamiser. Pour ce faire, méthode efficace et économique, utilisez des cagettes en plastique délaissées par les maraîchers après les marchés.

Vous obtenez ainsi un compost fin et homogène qui facilite le développement des petites plantes et sera facilement assimilé au sol. Un bon plan si vous souhaitez utiliser votre compost pour le rempotage de plantes ou nourrir votre gazon.

Bon à savoir : une fois le compost tamisé, que faire des éléments non décomposés ? C’est simple, deux options, soit vous les remettez dans le composteur pour attendre un nouveau cycle de décomposition, soit vous les épandez directement au pied des arbustes, en mode paillage. Ils finiront par se décomposer grâce à l’action de la faune du sol.

2 – Je m’assure que mon compost est mûr

Pour être sûr de la maturité de mon compost, je le regarde ! Mon compost est mûr au bout de quelques mois (8 à 9 mois) quand il a une couleur brune, presque noire. Il doit sentir l’humus forestier, l’odeur des sous-bois. Il doit être complètement dégradé, on ne doit pas y voir de morceaux d’épluchures de légumes ou de bouts de feuilles.

Je peux aussi faire le test du cresson pour l’utiliser lors de semis : dans un récipient, je sème des graines de cresson, dont la germination est rapide. Si les plantules sont nombreuses et bien développées au bout de quelques jours, mon compost est mûr. Si, au contraire, les semences ne germent pas, le compost n’a pas encore atteint sa maturité. Dans ce cas, il convient de l’utiliser en paillage, au pied des plantes et arbustes bien installés, en l’étalant sur toute la surface du sol. Il se dégrade avec le temps, protégeant le sol durant l’hiver et le préparant à accueillir les nouvelles plantations au printemps.

3- Je détermine le moment en fonction des besoins de mon jardin

Une fois le compost mûr, je peux l’utiliser de différentes manières :

  • au moment de la plantation de mes végétaux ;
  • au début du printemps, avant l’éveil des plantes, afin de préparer au mieux leur développement ou une quinzaine de jours avant mes semis et plantations ;
  • à la fin de l’été, pour des semis successifs.

En respectant ce calendrier, je vais pouvoir observer les nombreux effets du compost sur mon jardin, qui présente à la fois les avantages de l’amendement (produit fertilisant) et du paillage. D’une manière générale, le compost s’utilise quand il est mûr. Cependant, si vous souhaitez le conserver, pensez à laisser respirer les micro-organismes qui y sont présents en laissant votre sac/bac/tas ouvert mais protégé de la pluie.

4 – Je n’enfouis pas le compost

Dans le jardin, je l’épands au pied des plantes en massif et en bordure avant de l’incorporer à la terre par griffage ou binage (3 kg par m²), la pluie et les arrosages permettront aux nutriments du compost d’être absorbés dans le sol ; je l’étale (3 à 5 cm d’épaisseur) sur un sol biné et désherbé au pied des arbustes, des arbres fruitiers, des rosiers et des vivaces.

Dans le cadre du rempotage, je l’étale (fine couche) au-dessus du substrat ou je le mélange avec un tiers de terreau et un tiers de terre.

Astuce : mélanger un 1/4 de compost à 3/4 de terre lors des plantations.

Si je veux utiliser le compost dans mon potager, je l’ajoute au sol quelques semaines avant les semis. Je peux aussi l’étaler en surface entre les rangs de légumes ou directement sur le sol, au pied des légumes gourmands, avant de le griffer simplement avec un croc pour le mélanger grossièrement à la terre.

5 – Je dose mes apports de compost selon mes plantations

Pour bien utiliser le compost au jardin, il faut savoir que le dosage dépendra du type de plante ou légume à amender. En effet, certaines plantes se développent très bien dans le compost pur bien mûr (tomates, courges…) tandis que d’autres n’ont pas besoin d’apports organiques.

Les bonnes règles de dosage d’après l’ouvrage de Denis Pépin, Composts et Paillis :

  • Pour les plantes vivaces, 0,5 à 1 kilo de compost par vivace à la plantation et en entretien, utilisez du paillis en décomposition ou 1 à 2 kilos de compost par m2 tous les deux à trois ans
  • Pour les rosiers, 3 à 6 kilos de compost par rosier à la plantation et en entretien, utilisez du paillis en décomposition ou 2 à 3 kilos/m2 de compost tous les trois ans
  • Pour les arbres et arbustes d’ornement, 8 à 10 kilos de compost par arbre à la plantation et en entretien, utilisez du paillis en décomposition ou 1 à 2 kilos/m2 de compost tous les trois à quatre ans
  • Pour les fraisiers, cassis, groseilliers, framboisiers, 4 à 5 kilos de compost par m2 à la plantation et en entretien, utilisez du paillis ou 3 à 5 kilos par m² et par an de compost, juste après la récolte
  • Pour les arbres fruitiers, 8 à 10 kilos de compost par arbre à la plantation et en entretien, utilisez du paillis ou 3 kilos par m2 de compost, tous les deux ans, en automne
  • Pour les légumes exigeants (tomates, courgettes, aubergines, potirons, poivrons, artichauts…), 3 à 4 kilos de compost par m², à la plantation
  • Pour les fleurs annuelles, 1 à 2 kilos de compost par m2, à la plantation.

Bon à savoir : certaines plantes aiment pousser dans des sols très pauvres et il vaudra mieux ne pas épandre de compost à leur pied.

Cela peut paraître peu ragoûtant pour certains mais force est de reconnaître, grâce aux retours d’expérience de ceux qui l’ont pratiqué, que l’urine peut tout à fait s’utiliser au jardin comme engrais naturel. De par sa composition, elle a des vertus uniques pour faire pousser les fleurs, les arbustes et les plantes. On vous dit tout sur cette astuce des plus insolites !

Des minéraux non négligeables

Le saviez-vous ? L’urine est un liquide biologique et à ce titre, contient 95 % d’eau et pour les 5 % restants, de l’urée (2 %), des minéraux et d’autres composés en quantités minimes. L’urée se décompose rapidement en ammoniaque sous l’effet d’une enzyme (uréase) puis, dans le sol, les bactéries la transforment en azote assimilable par les végétaux. Parmi les minéraux intéressants contenus dans l’urine, citons les sodium, calcium, magnésium, oligo-éléments mais surtout les phosphore et potassium qui y sont en proportion non négligeable : ce sont des composants habituels des engrais dits NPK*. Moralité : l’urine est bel et bien un engrais naturel azoté qui peut rivaliser avec le sang séché, engrais organique « coup de fouet » ou avec la corne broyée, tous deux particulièrement riches en azote.

*NPK : N, P et K sont les symboles chimiques de l’Azote (N), du Phosphore (P) et du Potassium (K).

Du bon usage de l’urine au jardin

Première chose à savoir concernant la composition de l’urine : une quantité trop importante de sodium pour les végétaux, si vous mangez très salé, d’où l’intérêt de diluer l’urine. De la même façon, si vous prenez des médicaments, elle va contenir des résidus médicamenteux : bien qu’ils soient détruits à l’issue d’une période d’un mois, comme les éventuels agents pathogènes, mieux vaut utiliser une urine saine. Celle récupérée le matin, au lever, concentre le maximum d’éléments nutritifs.

Ensuite, l’utilisation de l’urine doit tenir compte de la saison. Explication : l’urine apporte beaucoup d’azote qui a tendance à favoriser le développement de feuilles fines, fragiles et plus sensibles aux maladies, et à minimiser le développement des fruits. Il s’agit donc d’éviter l’apport d’urine au printemps pour permettre les départs de pousse. Toutefois, les légumes-feuilles (choux, blettes…) très gourmands en azote pourront en recevoir au-delà du printemps, durant leur période de croissance. Dans tous les cas, les apports d’urine doivent être arrêtés un mois avant les récoltes.

Vous pouvez aussi valoriser l’urine sur des plantes vivaces : fruitiers, herbacées comme la rhubarbe, ou encore fleurs. La floraison laisse sans voix ! L’urine peut aussi servir à récupérer une culture victime d’une pénurie d’azote. Et si vos plants commencent à montrer des signes de carence et que le temps de la pleine terre n’est pas encore arrivé, n’hésitez pas à les arroser avec de l’urine diluée à 5 %.

Les bonnes règles de dilution

Avant de verser l’urine au pied des légumes-feuilles (salade, blettes, choux, épinards, oseille…), notamment durant la saison de développement (et pas en amont des cultures !), diluez l’urine selon la règle suivante : 1 litre d’urine pour 9 à 19 litres d’eau (5 à 10 %), à raison d’une fréquence de l’ordre de 15 jours à 3 semaines environ.

 Bon à savoir : quid de l’urine pure ? À utiliser seulement avant toute plantation au printemps, sur le sol amendé d’un compost bien mûr, environ 15 jours avant d’y installer les cultures, de sorte que l’urine puisse se minéraliser.

L’urine comme accélérateur de compost

Ajoutée au compost, l’urine permet d’accélérer la décomposition des matières organiques. Mais attention à ne pas en abuser car à forte dose, elle est toxique pour les vers de terre, les vers de compost et autres organismes vivants du sol. D’où encore une fois l’intérêt de l’utiliser avec parcimonie et surtout, de façon diluée.

Comment bien stocker mon urine

Pour obtenir suffisamment d’urine pure, il faut la stocker sans qu’elle perde ses propriétés, soit maximum 1 mois, au frais de préférence dans l’obscurité ou au moins à l’ombre.

Pensez à recycler des bidons de cinq litres, ce sont ceux les plus adaptés, que ce soit des anciens bidons d’eau déminéralisée, de produit lave-parebrises… Et stockez ces bidons dans un abri, à l’écart des rayons du soleil.

Sources : Le Monde, Terra Potager, promessedefleur.com, La ruche qui dit oui, Jardipartage, autourdupotager.com

Vous avez déjà le composteur fourni par l’Agglo mais souhaitez en disposer d’un deuxième ? Adepte du Do It Yourself, vous préférez créer votre composteur vous-même ? Ou vous avez besoin de remplacer le composteur que le territoire vous a fourni ? Pas de problème, nous vous proposons plusieurs façons de créer votre propre composteur !

> Je mise sur le bois

Une version traditionnelle du composteur qui plaît beaucoup. Souvent, le modèle s’inspire de ce qui est vendu dans le commerce. Vous pouvez aussi vous caler sur l’exemple du potager en carré. La seule différence : vous allez laisser de l’espace entre les lattes pour favoriser l’aération du compost. Seuls défauts non négligeables : il ne comporte pas de couvercle, ce qui peut compliquer d’assurer le bon taux d’humidité de votre compost. Mais si on est un peu bricoleur, on peut vite y remédier !

Pour ce faire, fixez des montants verticaux en bois aux quatre coins du composteur, sur lesquels vous allez fixer des planches horizontalement en laissant 1 à 2 centimètres entre chacune d’elles. Le couvercle est relié à l’ensemble par des charnières. Les dimensions dépendent du volume souhaité mais il n’est pas aisé d’entretenir de gros volumes.

Côté matériaux, plusieurs choix possibles !

Au lieu d’acheter du bois neuf, utilisez des palettes. Important : veillez à ce qu’elles ne comportent pas d’inscription, de tag ou qu’elles ne soient pas traitées avec des produits chimiques (bannissez les palettes avec les mentions Haute Température et MB pour bromure de méthyle), c’est un plus pour que votre composteur ait une longue durée de vie. Une fois les palettes en main, placez-les debout, attachez trois palettes avec un fil métallique, la quatrième ne sera attachée que d’un côté, faisant office de porte.

Si vous préférez une version plus solide et plus pratique à utiliser, même procédé que précédemment sauf que vous attacherez les palettes entre-elles à l’aide d’une équerre métallique. Vous boucherez les grandes ouvertures par des ajouts de planches afin de conserver l’humidité dans le composteur.

> Je mixe bois et grillage, pour un excellent compost de feuilles

Vous n’avez pas beaucoup de bois à portée de main mais de nombreuses feuilles à composter ? Pas de souci, misez sur du grillage et créer votre compost de feuilles ! Un cercle formé de grillage est la solution la plus simple et la plus rapide à mettre en place. Vous complétez par quelques lattes et pouvez également ajouter un couvercle grillagé.

L’avantage : on peut dégager complètement le tas pour le retourner et le ceinturer à nouveau en refermant le grillage.

> Je voudrais un composteur avec une grosse capacité de stockage

Si vous avez beaucoup de déchets, il peut être pratique d’avoir un composteur avec plusieurs compartiments. Au fur et à mesure, vous faites passer les déchets d’un compartiment à l’autre. Une étape qui permet d’aérer le tout ! La façade de chaque compartiment doit être facilement démontable pour accéder au compost.

> Je veux un composteur ultra-solide

À l’image des trois petits cochons, le ciment est votre matériau de prédilection pour avoir une structure qui tienne par tous les temps ! De simples alvéoles fabriquées avec des parpaings ou des blocs de ciments habilement posés les uns sur les autres permettent de disposer d’espaces séparés pour composter.

> J’adore faire de la recup’

Marre de votre poubelle en métal et que vous utilisez nettement moins qu’avant (merci le compostage !) ? Alors, nous avons une belle idée pour la recycler : vous en servir pour réaliser un composteur. En plus, ce dernier aura un look très vintage ! Pour ce faire, percez des trous sur les côtés et sur le couvercle de votre poubelle pour faciliter l’aération du compost.

Bon à savoir : n’oubliez pas de faire des trous dans le fond de la poubelle pour que l’excédent d’humidité puisse s’écouler.

Petit bémol de ce modèle de composteur : il peut être parfois difficile de récupérer le compost au fond au fil du temps.

Alors maintenant que vous en savez plus, à vous de jouer pour créer le composteur qui vous ressemble et surtout, qui répond à vos besoins et votre esprit bricoleur !

Lorsqu’on démarre dans l’aventure du compostage, vous entendrez beaucoup d’usagers vous parler du risque de rongeurs et dès lors de ce qu’il faut faire pour éviter d’avoir des rats dans son compost. Parfois, il est vrai que certains adeptes du compostage ont déjà vu la tête d’un rat dépasser du tas. Pour autant, certaines idées reçues circulent aussi vite que les rats dans les égouts ! On vous dit tout !

Une idée préconçue plutôt qu’une réalité fréquente

« Le compost attire les rats » : qui n’a jamais entendu cette phrase lorsqu’il s’apprête à se lancer dans le compostage ? En fait, il s’agirait davantage d’une idée préconçue, car dans la majorité des cas, les rats ne sont pas intéressés par le composteur. Cependant, selon le Réseau Compost Citoyen : « Si vous voyez des rats dans un composteur, c’est qu’ils étaient déjà présents sur le site avant ». Ce qu’il faut comprendre, c’est que le composteur avec les déchets organiques qui s’y décomposent devient vite identifié comme une cantine pour les rats et les souris. Ces rongeurs y trouvent de la nourriture variée et en quantité suffisante. Par ailleurs, notamment l’hiver, le compost apparaît comme un refuge idéal pour se reposer ! Quoi de mieux en effet qu’un lieu chaud pour cela ? Car comme vous le savez, le composteur dégage de la chaleur, appréciée des rats pour dormir et élever leurs petits. Pour beaucoup, les rats sont des nuisibles, souvent associés à des adjectifs péjoratifs. Certes, mais ce sont aussi des animaux qui comme les souris ou les surmulots ont le droit de vivre et de bien vivre. Comme d’autres espèces, ils aiment aussi profiter d’un quotidien sans être continuellement dérangés par les activités humaines. Ils recherchent donc souvent un lieu sûr où mettre au monde et élever leurs petits. D’ailleurs, ajoutons que le rat peut vite s’enfuir d’un composteur, à l’approche d’un quelconque danger humain.

Les bonnes pratiques pour éviter la propagation des rats aux environs de son compost

Pour éviter que votre compost ne devienne « THE » adresse préférée des rongeurs du quartier, quelques bonnes pratiques s’imposent :

  • Favorisez un bon taux d’humidité et aérez régulièrement votre compost en le retournant de temps en temps. Cela accélèrera la décomposition et privera plus vite le rat d’un gîte et d’un couvert.
  • Si vous compostez en tas, remuez-le très souvent ! Vous allez ainsi déranger les rats. Et faites des allées et venues régulières près du tas : le bruit de vos pas perturbera leur tranquillité et ils chercheront un autre endroit plus calme
  • Placez une grille métallique au fond du bac à compost
  • Parfois, certains rats s’infiltrent par les trous d’aération du composteur. Vérifiez que ce n’est pas le cas. Sinon, réduisez la taille des trous si cela est possible ou bien entourez votre composteur d’un grillage résistant, au maillage très fin.
  • Autre idée : si vous avez un chat, n’hésitez pas à le laisser aller se balader près du compost. Nul doute qu’il chassera les rongeurs de son territoire ! Et si vous n’en avez pas, ne découragez pas celui du voisin à venir dans votre jardin !

Bon à savoir : avoir un rat dans son compost n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Au contraire, le rat en s’y promenant peut contribuer à l’aérer et le mélanger avec les galeries qu’il creuse dedans. Le rat, par ses mouvements, va ainsi accélérer le processus de décomposition du compost.

Zoom sur ces petites bêtes qui peuplent mon compost !

Certains s’installent pour de bon, d’autres ne font que passer. Certains sont nuisibles, d’autres au contraire, en véritables alliés de la biodiversité, agissent de façon bénéfique dans le processus de décomposition des déchets.

En conclusion, le compost n’attire donc pas les rats mais il peut les inciter à rester dans votre jardin. Une petite nuance qu’il convient de préciser.

Les feuilles tombent. Les températures se refroidissent. La lumière du jour s’amenuit. Bienvenue en automne ! Une saison dont on ne rappelle pas assez les bienfaits en matière de compostage. Bien plus, l’automne serait la saison idéale pour démarrer une activité de compostage. Allez, on vous en dit plus sur la vie du compost à l’heure automnale !

Qu’est-ce qui se passe dans mon compost en automne ?

En automne et durant tout l’hiver, sachez qu’à l’intérieur du compost, c’est comme chez vous ! Tout le monde se met au ralenti, se pelotonne et attend patiemment les beaux jours ! Sur le plan physique, même si vous n’avez pas de thermomètre sous la main, on vous le dit, la température à l’intérieur du composteur baisse. Rassurez-vous, inutile de venir contrôler tous les jours, car la température reste plus ou moins constante. Mais si la vie du composteur passe en mode « doux » dès l’automne, ce n’est pas pour autant que vous devez délaisser vos bacs ! Au contraire, quelques gestes simples s’imposent pour permettre la bonne formation de compost.

Dès l’automne, j’adopte les bons gestes pour accompagner la vie de mon compost

1/ Je continue à alimenter mon composteur. Attention à bien respecter les équilibres entre les matières sèches et humides et entre les déchets de jardin et ceux de cuisine.

2/ Je donne de l’air à mon compost ! Dès l’automne et la baisse des températures comme celle de la lumière, les deux risques importants pour un compost sont celui du tassement et d’une trop grande humidité. Pas de panique ! Pour y remédier, un seul mot d’ordre : aérer ! Comment ? En brassant votre compost. Plusieurs outils existent d’ailleurs sur le marché et qui peuvent vous aider dans cette action. On peut par exemple utiliser une tige d’aération une à deux fois par semaine (ou à chaque apport) et qu’on va enfoncer jusqu’au fond du bac de compostage puis tourner d’un quart de tour avant de la relever. Autre outil facile à manier : une fourche bêche si le tas de compost est en plein air et donc facilement accessible. Bon à savoir :  si votre compost est contenu dans un bac, privilégiez un « Brass Compost ». C’est une sorte de gros ressort que l’on enfonce dans le tas de compost et qui par un mouvement de rotation/extraction, permet d’aérer le compost facilement même lorsqu’il est difficilement accessible avec la fourche.

Enfin, dernier geste à avoir pour faciliter l’aération du compost : bien mélanger les déchets qu’on ajoute au tas de compost existant.

3/ Je mouille mon compost si nécessaire. Ce n’est pas parce qu’on est en hiver qu’il faut oublier d’humidifier votre compost. Au contraire ! Dès l’automne et tout au long de l’hiver, il peut arriver que le tas de compost se dessèche, du coup, mouillez-le un peu en faisant tremper les matières.

Attention : le compost doit être humidifié légèrement sans être détrempé.

Les feuilles d’automne : une mine d’or pour mon compost !

C’est à l’automne que les feuilles tombent en masse ! Et au lieu de les jeter, sachez qu’elles constituent une mine d’or pour votre potager. Si vous compostez déjà, pensez à stocker les feuilles mortes à proximité de votre composteur. Quand vous aurez besoin de matière sèche pour alimenter le composteur, elles seront à disposition et ce, tout au long de l’année. Bon à savoir : les feuilles sont à intégrer au composteur en mélange avec les déchets humides de cuisine. Le bon geste pour garantir un bon équilibre dans le composteur !

Autre point : pensez à broyer les feuilles (surtout les plus épaisses et les plus coriaces) car cela permet de limiter le volume stocké et de faciliter le compostage.

4/ J’utilise mon compost. Car en automne, c’est le bon moment pour épandre du compost au pied de vos massifs, bordures et platebandes, avant que la terre ne soit gelée. La bonne quantité : environ 2 centimètres d’épaisseur en surface.

L’automne est donc une saison propice pour s’adonner au compostage et ce, pour diverses raisons. N’hésitez pas à vous faire accompagner et conseiller par l’Agglo !

Les tailles d’arbres et arbustes génèrent souvent de grosses quantités de déchets dont on ne sait pas toujours quoi faire. Pour éviter de les mettre en déchetterie, vous pouvez les recycler en créant une haie sèche ou une clôture en plessis.

La haie sèche

Pour réaliser une haie sèche, il faut couper les branches les plus grosses en piquets de 1,20 m de hauteur. Après les avoir plantés en 2 lignes face à face, à 30 cm d’écartement, vous pouvez ensuite entasser vos branchages, racines, bois mort ou rameaux à l’horizontale entre les piquets en bois. Si ce type d’aménagement demande un peu d’effort au départ, il permettra ensuite d’évacuer vos déchets de taille d’arbres aisément. Cette haie sèche va en effet se tasser dans le temps, vous pourrez donc l’alimenter au fur à mesure avec vos déchets du jardin. La haie sèche permet ainsi de créer un brise vue végétal mais accueille aussi la biodiversité.

La clôture en plessis

La clôture en plessis convient très bien pour recycler les branches de noisetiers, châtaigniers ou de lilas, qui sont des branches souples de faible épaisseur. On peut aussi utiliser des branches fines de bambous. Comme pour la haie sèche, il faut commencer par couper les branches les plus grosses en piquets de 1,20 m de hauteur (plus haut si vous voulez une clôture haute). Prévoir 15 cm de profondeur dans le sol. Cette fois, on les plante en ligne à l’endroit où l’on veut former la clôture avec 30 à 50 cm d’espace entre chaque piquet. On va ensuite tresser autour des piquets en passant la branche à l’horizontale devant le premier piquet, puis derrière le deuxième, puis devant le troisième et ainsi de suite. Recommencez l’opération avec chaque branche en descendant bien la branche au plus bas à chaque fois. A la fin vous obtiendrez une clôture naturelle très esthétique.

Le bonus  > Découvrez le tuto de plessage dans notre vidéo sur le jardicyclage

Plus coûteux, moins efficace et moins esthétique que le composteur traditionnel, le composteur rotatif reste une bonne alternative pour les petits jardins (< 200 m²). D’une plus petite contenance (100 L environ), le composteur rotatif permet d’obtenir une dégradation des matières plus rapidement. Il est néanmoins nécessaire de les laisser maturer tranquillement avant de les utiliser au jardin.

La grande majorité des modèles de composteurs rotatifs est dotée de pieds pour surélever le tambour principal et ainsi faciliter le dépôt de vos déchets organiques et végétaux. Très facile d’utilisation, il suffit d’effectuer ses apports en respectant le principe du compostage (1/3 de déchets verts pour 2/3 de déchets bruns et de tourner 5 fois la manivelle pour bien mélanger les matières. Si les éléments sont trop gros tels que des coupes d’arbustes, passez-les dans un broyeur à végétaux ou sous la tondeuse pour les réduire en copeaux. Évitez de remplir au maximum votre composteur rotatif et tournez-le deux à trois fois par semaine au minimum, ou à chaque ajout de nouvelles matières.

La conception du composteur rotatif permet de favoriser la montée en chaleur des déchets à l’intérieur, ce qui accélère et active leur décomposition. Au bout de trois à quatre semaines, vos matières se seront déjà bien décomposées. Il faudra alors laisser reposer votre compost deux ou trois mois pour finaliser la maturation.

Un compost plus rapide mais de qualité différente

La montée en température et la conception même du composteur ne permet pas d’avoir des vers de compost à l’intérieur. Hors sol, les vers ne rentrent pas dedans et si vous y ajoutez des vers, ils mourront car ils ne pourront pas s’échapper lorsque la température augmente. Par conséquent, vos déchets seront compostés par des bactéries et des champignons mais n’auront pas la même texture. Vous n’aurez donc pas ce « crumble » riche et uniforme qui provient du travail de décomposition des vers de compost.

Vous obtiendrez donc un compost demi-mûr, qui n’a pas encore atteint son stade de maturation complet. Il ne faut donc pas l’utiliser pour le rempotage des plantes ou pour les semis.

Bien choisir son composteur rotatif

Avant d’acheter un composteur rotatif, vérifiez que celui-ci dispose d’un bon système de rotation à 360°. Les meilleurs modèles sont ceux qui disposent d’une manivelle à engrenage pour vous aider à tourner la cuve lorsque celle-ci est lourde et d’un système de verrouillage de la rotation lorsque vous remplissez le composteur. Un autre point important pour faire le bon choix est le système d’aération. Vérifiez bien qu’il y ait des trous d’aération tout autour de la cuve pour que l’air puisse circuler de manière homogène à l’intérieur.

Les feuilles mortes du jardin méritent mieux que de finir à la déchetterie ! Elles peuvent constituer un terreau gratuit extra pour les semis et les boutures. En effet, le terreau de feuilles mortes est fin, aéré, léger et pauvre en substances nutritives. Il est donc idéal pour les semis.

Quelles feuilles utiliser ?

Vous pouvez utiliser presque toutes les feuilles mortes à condition d’utiliser des feuilles saines. Il est essentiel d’écarter les feuilles malades, comme celles des rosiers criblées de taches noires ou d’oïdium ou celles des marronniers attaqués par la chenille Cameraria ohridella. Ne ramassez pas non plus les feuilles d’arbres fruitiers atteints de marsonia, de rouille grillagée (chez le poirier), de tavelure pour éviter que les spores ne contaminent vos prochaines récoltes.
De même, éviter les feuilles épaisses ou coriaces (platane, hêtre, chêne…), longues à se décomposer, ou alors passez-les au broyeur ou à la tondeuse avant.

Pour faire du terreau de feuilles mortes, rien de plus simple !

Ramassez les feuilles lorsqu’elles sont un peu humides, mais pas gorgées d’eau. Installez-les dans de grands sacs solides de 100 litre que vous aurez percés de nombreux trous au préalable. Fermez les sacs puis oubliez-les pendant 1 an dans un endroit ombragé.

Vous obtiendrez alors un merveilleux terreau de feuilles, que vous pourrez incorporer à la terre de plantation. Sa qualité n’aura rien à envier aux produits vendus à prix d’or dans le commerce.

Si vous souhaitez accélérer un peu le processus, vous pouvez y ajouter quelques poignées de  tonte de gazon ou de l’ortie fraîche (mais sans les graines !) et secouez le sac pour mélanger. Cela apportera un peu d’azote et permettra une décomposition plus rapide des feuilles.

Que faire des autres feuilles mortes ?

S’il vous reste des feuilles mortes, vous pouvez les passer à la tondeuse et les utiliser en paillage au pied des massifs. Cette méthode vous permet également d’utiliser les feuilles malades que l’on ne peut pas utiliser pour le terreau, mais avec quelques précautions !

Par exemple, on n’utilisera pas de feuilles ou tailles de rosiers atteints de la maladie de la tâche noire pour pailler ces mêmes rosiers. En revanche, on pourra les utiliser pour pailler d’autres plantes, de préférences éloignées des rosiers. C’est ce que l’on nomme la « rotation des paillis ». Les maladies étant liées à un type de plante déterminé, on peut les utiliser en paillage sur d’autres plantes. L’oïdium du pommier est par exemple différent de l’oïdium du chêne.

Avec l’hiver qui arrive, les inserts et poêles à bois reprennent du service et il faut de nouveau vider les cendres. Mais plutôt que de les jeter nous vous proposons de les recycler au jardin ou à la maison.
Pour cela, utilisez des cendres de bois naturel (granulés de bois, bûches, bois non traité, non peint et non vernis) et n’utilisez pas d’allume-feu chimique pour démarrer votre flambée, sinon votre cendre sera inutilisable.

Au jardin, la cendre de bois peut-être utilisée :

  • Pour faire fondre le gel : elle est particulièrement efficace en cas de verglas, pour dégeler vos allées, escaliers, cours, devants de porte ou trottoirs. L’avantage par rapport au sel, c’est que la cendre est moins corrosive.
  • Comme engrais : mettez 2 poignées maximum de cendres froides tamisées par m². Riche en sels minéraux, magnésium, potasse, calcium et phosphore, la cendre de bois apporte des nutriments aussi bien pour la pelouse, que pour le potager, arbres, plants, rosiers, etc. Utilisez-la avec précaution car à trop haute dose, elle sera nocive pour le sol.
  • Comme répulsif : par temps sec, vous pouvez répandre la cendre de bois en cercle aux pieds de vos fleurs ou légumes pour les protéger des limaces et escargots.

À la maison, la cendre est également un très bon nettoyant ménager :

  • Pour faire de la lessive 100 % naturelle : il suffit d’utiliser de la cendre et de l’eau. Prélevez 50 g de cendre et tamisez-la avec une passoire. Mettez-la dans le seau ou le bidon. Versez dessus 1 litre d’eau et mélangez avec un bâton ou une cuillère en bois. Laissez reposer une nuit entière. Le lendemain, pliez un tissu en quatre et placez-le dans l’égouttoir au-dessus d’un récipient propre. Versez le mélange eau et cendre sur le tissu pour le filtrer. S’il reste des particules de cendre à la surface, laissez le liquide reposer pour que les cendres tombent au fond, puis récupérez seulement le mélange à la surface. Versez le liquide dans une bouteille. Et voilà, votre lessive à la cendre de bois est déjà prête ! Pour un effet blanchissant, vous pouvez ajouter 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude. Et pas besoin de mettre de l’assouplissant ! La lessive à la cendre est très douce avec les fibres textiles.
  • Pour les vitres ou pour faire briller l’argenterie ou le cuivre : Pour cela, commencez par tamiser les cendres pour enlever les gros débris et résidus. C’est très important d’utiliser de la cendre fine pour éviter les micro-rayures. Mettez des gants et prenez quelques feuilles de papier journal ou un chiffon, humidifiez légèrement, puis trempez-les dans la cendre de bois fine. Frotter vos vitres avec la cendre puis essuyez le surplus avec une lavette microfibre.

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