Vous avez participé en novembre dernier aux ateliers organisés dans le cadre de la mise en place d’un nouveau Réseau de compostage à l’échelle du territoire. Qu’est-ce qui vous a incité à vous associer à cette démarche ?
Jean-François Roux : J’ai été informé de la tenue de ces ateliers par le service Prévention de l’Agglo et j’ai participé à deux sessions avec un autre référent du site de compostage partagé de ma résidence. L’intérêt était d’abord de pouvoir échanger avec d’autres référents, d’avoir aussi le retour d’expérience d’autres résidences, à Marly mais pas que… et de mutualiser les bonnes pratiques. C’était aussi l’idée de voir quelle dynamique instaurer entre toutes les villes de l’agglomération.

Comment se sont déroulés concrètement ces ateliers ?
Jean-François Roux : Ce qui était très intéressant, c’était de pouvoir avoir le retour d’une multiplicité de points de vue et de situations : des gens qui compostent à titre individuel et qui peuvent être découragés faute de résultats rapides, d’autres référents comme nous qui compostent depuis longtemps, mais aussi des personnes sensibilisées à la question du tri des déchets et de l’évolution de la réglementation liée aux biodéchets, qui sont en quête d’une solution pour réduire leurs déchets. Nous avons aussi pu échanger sur des aspects plus techniques du compostage, typiquement, comment se procurer de la matière sèche ou identifier les acteurs qui interviennent dans le processus de compostage, au-delà des référents de sites. À titre personnel, j’ai notamment rappelé ce qu’on a pu faire au sein de notre résidence et ce qui peut se faire de façon générale, à savoir impliquer par exemple les services des espaces verts des communes, qui peuvent fournir de la matière sèche et qui sont intéressés par le compostage dans le cadre d’une gestion raisonnée des déchets verts.
Quel est justement l’intérêt pour la Communauté d’agglomération aujourd’hui de disposer d’un Réseau de compostage ?
Jean-François Roux : Un Réseau de compostage comme celui que l’Agglo va prochainement lancer est un solide tremplin pour générer une dynamique autour de la pratique et faire adhérer d’autres résidences au sein d’une même ville ou d’autres villes du territoire. C’est aussi un outil qui peut permettre à des résidents de copropriété, encore au stade de projet, de trouver des arguments (impacts pour l’environnement, coûts réduits, idées reçues comme les odeurs, les rongeurs, l’abandon du site à terme…) pour convaincre le conseil syndical de leur résidence puis de faire passer le projet lors de l’AG des copropriétaires. Le futur Réseau va aussi permettre de rompre l’isolement de certains résidents.
Comment voyez vous son avenir ?
Jean-François Roux : Ce Réseau doit être à l’origine de nouvelles initiatives. Il pourrait aussi s’appuyer sur des événements nationaux pour favoriser notamment les actions de formation au compostage. Il doit devenir un maillon clé pour les collectivités qui ne sont pas encore outillées sur la question du compostage. En tout cas, pour ma part, j’ai envie de m’investir dans ce futur Réseau !
