Bouchons, pannes, surcoûts d’intervention, risques environnementaux : malgré les alertes régulièrement lancées, les lingettes continuent de provoquer des dégâts majeurs sur les canalisations domestiques et les réseaux publics d’assainissement. Face à cette situation, l’Agglo relance sa campagne de sensibilisation pour rappeler un message simple mais essentiel : les lingettes, même dites « biodégradables », c’est à la poubelle, pas dans les toilettes.
Une fois jetées dans les toilettes, les lingettes, biodégradables ou non, bouchent les canalisations, les postes de relevage et provoquent des dysfonctionnements graves au niveau des stations d’épuration.
Les lingettes, un cauchemar pour les canalisations
Durant le temps de parcours entre la cuvette des toilettes et la station d’épuration, les lingettes ne se dégradent pas. Elles se transforment en amas de fibres, agglomèrent tous les déchets des égouts et créent des bouchons (photos ci-après).
Arrivées à la station d’épuration, elles viennent s’accrocher aux grilles des appareils, ce qui dégrade leur fonctionnement et génère de coûteuses interventions de nettoyage. Finalement, les lingettes récupérées devront ensuite être évacuées par camion et traitées en tant qu’ordures ménagères.
Un impact sur la qualité de la Seine et un coût pour les usagers
En créant des obstructions, les lingettes empêchent l’écoulement normal des eaux usées dans les réseaux, ce qui occasionne chaque année des déversements importants dans la Seine.
Pour éviter cela, ainsi que de possibles remontées d’eaux usées chez les riverains, des interventions d’urgence ont lieu chaque semaine (la fréquence normale devrait être d’une intervention par semestre) afin de déboucher les pompes et d’extraire une quantité importante de déchets.
Il faut savoir qu’à elles seules, les lingettes représentent entre 80 et 100 tonnes de déchets par an. Toutes ces anomalies génèrent des coûts supplémentaires directement répercutés sur la facture d’eau des usagers.
À la poubelle, pas dans les toilettes
Qu’on se le dise et qu’on se le répète : les lingettes, biodégradables ou non, ainsi que tous les autres déchets tels que les serviettes hygiéniques, les masques ou encore les couches, doivent être jetés avec les ordures ménagères et non dans les toilettes, pour ne pas dégrader les réseaux d’assainissement.
Les lingettes, même dites « biodégradables », ne se dégradent pas. Elles se transforment en amas de fibres, agglomèrent tous les déchets des égouts et créent des bouchons, à l’origine de déversements dans la Seine.

