Trucs et astuces / Comment réussir son paillage à l’automne ?

Le paillage consiste à recouvrir un sol nu. Il est possible de pailler avec de la tonte de pelouse, des feuilles, des branchages, du broyat, de l’ardoise… Tout dépend de ce que l’on a sous la main et de l’effet recherché. Tandis que le compost nourrit la terre en profondeur, le paillage automnal va agir comme une couverture protectrice. Un duo gagnant pour votre jardin !

Rappel des avantages du paillage

Le paillage limite l’installation des « mauvaises » herbes, il maintient les massifs « propres » et régule l’humidité du sol… Le paillis se dégrade dans le temps. Le paillis de bois par exemple alimente toute une chaîne alimentaire de micro-organismes qui restituent de la matière carbonée. Des champignons s’installent également entre le paillis et le sol et contribuent à la vie du sol.

Pourquoi pailler à l’automne ?

En automne, c’est la bonne saison pour démarrer son paillis qui permet de protéger le sol du froid, préserver la vie du sol (les micro-organismes restent actifs plus longtemps) et limiter les mauvaises herbes en freinant leur croissance hivernale. Comme le paillis organique se décompose en humus, c’est une solution qui offre un excellent amendement pour le sol. Les feuilles vont constituer un paillis protecteur, source d’humus et riche en carbone ! Dès lors, plutôt que de les jeter, on les utilise en paillis, CQFD ! On peut aussi opter pour les tailles de haies : les jeunes pousses de l’année peuvent être passées sous la lame de la tondeuse pour réaliser un broyat fin (troène, thuya…).

Que mettre dans mon paillis automnal ?

On utilise les végétaux du jardin disponibles ! Les feuilles mortes sont idéales si elles sont sèches et non malades. La tonte de gazon séchée peut être ajoutée aux feuilles mortes en fines couches. Du compost jeune ou semi-mûr est également intéressant pour nourrir le sol en hiver. Les copeaux de bois sont très adaptés au pied des arbres, haies et massifs.
Bon à savoir : n’hésitez pas à mélanger vos déchets riches en carbone (feuilles, brindilles) et en azote (épluchures, gazon) avant de les utiliser comme paillis, pour un sol vivant et équilibré.

4 étapes à respecter pour un paillage réussi

1/ je nettoie le sol : désherbez légèrement, et si besoin, apportez une fine couche de compost mûr. Vous pouvez aussi ameublir légèrement pour favoriser l’infiltration de l’eau

2/ j’étale mon paillis : en couche de 5 à 10 centimètres (5 centimètres pour le gazon ou le compost, 7-10 centimètres pour les feuilles mortes, les copeaux de bois…)

3/ je respecte la bonne période : dès octobre, quand le sol est encore chaud et humide (idéal pour favoriser la décomposition) et jusqu’à novembre, avant les grands froids

4/ je surveille mon paillage pendant l’hiver : s’il se tasse, je peux le compléter. Au printemps, le sol sera souple, riche et prêt à accueillir de nouvelles plantations.

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