La parole à… Catherine Petit, membre du conseil d’administration de l’association les Vergers de Mareil

Vous faites partie de l’association Les Vergers de Mareil. Pouvez-vous nous présenter les différents espaces que vous gérez et les actions que vous y menez en faveur du compostage ?
Catherine Petit : À la Chataigneraie (sente de la Pigeonnière), qui est gérée de façon collective, nous expérimentons la permaculture depuis 2015. Il y a plusieurs lieux de compostage dont un « trou de serrure » mais en plus, nous utilisons les mauvaises herbes, les feuilles… à des fins de paillage. Nous avons aussi réalisé une haie sèche pour réutiliser toutes les branches sèches sur place et faire un refuge de biodiversité. Enfin, Au Jardin de Jean (rue des Bigaudes), nous accueillons sept jardiniers ou familles qui cultivent chacun une parcelle de terre individuelle. Nous avons été sollicités par l’Agglo pour accueillir des ateliers pratiques avec le réseau Compost en Seine. Ils auront lieu cet automne. L’un consiste à réaliser une lasagne pour enrichir le sol avec les herbes, les orties, des feuilles de bambou (donné par un voisin) et du broyat de bois. Nous réaliserons aussi une haie sèche, avec les nombreuses branches de cet espace un peu trop ombragé.

Vous avez participé au Compost’Lab proposé au Réseau de compostage citoyen, Compost en Seine. Comment s’est déroulé cet atelier et qu’est-ce qu’il vous a apporté ?
Catherine Petit : L’objectif de cet atelier était de réfléchir ensemble à ce que le Réseau pouvait nous apporter. Plusieurs groupes de travail ont réfléchi aux futurs événements à mettre en place. Pour ma part, j’ai intégré le groupe de travail qui a planché sur les ateliers pratiques et conférences. Deux autres groupes ont travaillé sur deux autres thématiques : recrutement pour le Réseau et sensibilisation du grand public.

Selon vous, à quoi peut servir un réseau comme Compost en Seine ?
Catherine Petit : Quand on veut créer une dynamique de compostage au sein d’une résidence, il faut souvent avoir de solides arguments pour lutter contre certaines résistances et remporter l’adhésion du Syndic. Je trouve aussi qu’un réseau comme Compost en Seine répond à une logique de mutualisation : il permet d’échanger expériences et bonnes pratiques.

Quel est l’enjeu d’un réseau comme Compost en Seine ?
Catherine Petit : Un des enjeux forts est de maintenir le dynamisme et l’engagement des bénévoles dans le temps. À mon niveau, j’essaie de mobiliser davantage ma commune, notamment sur le volet formation des guides composteurs ou développement des composteurs de quartier. L’Agglo épaule aussi beaucoup les structures comme les nôtres. Un bon Réseau doit être animé, fédérer et donner l’exemple.

Quel intérêt voit l’association Les Vergers de Mareil à intégrer Compost en Seine ?
Catherine Petit : Notre association, comme d’autres structures type jardins partagés, peut profiter d’un tel réseau pour s’appuyer sur des compétences. Au sein d’un réseau, il y a forcément toujours plusieurs talents, notamment celle ou celui qui sait faire preuve de pédagogie et qui sait bien expliquer les choses. C’est important quand on sait qu’aujourd’hui, démystifier le compostage, aller contre les idées reçues (c’est sale et dangereux !) est essentiel pour favoriser le développement de la démarche. Je pense que le travail conjoint des bénévoles de Compost en Seine et des agents de l’Agglo va participer à la démocratisation du compostage sur le territoire.

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